Les plus grandes firmes pharmaceutiques savent que les forêts tropicales, les champs et les haies abritent des sources potentielles de médicaments précieux.
Elles investissent d'importants capitaux pour trouver de nouvelles substances chimiques afin de les commercialiser. Le taxol et le taxotère, extraits respectivement de l'if du Pacifique {Taxus brevifolia) et de l'if européen (Taxus baccata), les traitements les plus utilisés contre le cancer du sein, ont été mis au point de cette façon.
La recherche dans ce domaine devient automatique et les entreprises pharmaceutiques auront bientôt la possibilité d'étudier environ 2 millions de substances chimiques par semaine. On peut donc s'attendre à de remarquables découvertes.
L'approche des multinationales pharmaceutiques pose toutefois un problème de fond : ces firmes veulent exploiter des extraits de substances tirées des plantes qui puissent être synthétisées, donc brevetées.
En détenant un brevet, une entreprise escompte réaliser de gros bénéfices, et amortir l'investissement initial consacré à la recherche.
Or, les plantes sont des entités naturelles qui ne peuvent pas a priori faire l'objet de brevets. Si une société pharmaceutique trouvait une plante comme le millepertuis, qui se révélerait plus efficace et De récentes analyses cliniques ont confirmé que l'utilisation du millepertuis contre la fatigue nerveuse et la dépression est tout à fait justifiée. plus saine qu'un médicament, elle préférerait créer des médicaments synthétiques plutôt qu'une préparation naturelle.