L'intérêt croissant que l'on manifeste pour la médecine dite « alternative » est sans doute dû à un affaiblissement de l'état sanitaire en Occident.
Certes, la pharmacopée moderne a apporté de multiples solutions aux maladies infectieuses graves, mais les organismes infectieux résistent de plus en plus aux traitements antibiotiques, conséquence logique de leur consommation abusive. Les maladies chroniques semblent augmenter.
Environ 50 % des Occidentaux prennent quotidiennement un ou plusieurs médicaments pour traiter aussi bien l'hypertension artérielle, l'asthme, l'arthrite ou la dépression.
En France, les dépenses pour l'achat de médicaments atteignent des sommes astronomiques, 29 sans pour autant que l'état de santé des individus s'améliore.
Aussi remarquable soit-elle, l'augmentation de l'espérance de vie dans les pays développés se ralentit, probablement à cause de la pollution de l'environnement et de l'accumulation des substances toxiques dans l'organisme.
Au fil des années, l'opinion publique a évolué et la phytothérapie connaît un regain d'intérêt. En fait, certaines préparations à base de plantes sont maintenant si couramment utilisées qu'elles font partie de notre vie quotidienne.
L'huile d'onagre est prescrite pour soulager les douleurs précédant l'apparition des menstruations. On extrait cette huile des graines de l'onagre bisannuelle (Oenothera biennis), une plante originaire d'Amérique du Nord. L'essence de menthe poivrée (Mentha x piperita) est recommandée pour les problèmes de gorge ou de transit intestinal et le séné (Cassia senna) est un traitement simple mais efficace en cas de constipation passagère.
Plus les hommes s'aperçoivent que leur existence est étroitement liée au destin de la planète, plus leur intérêt pour la phytothérapie croît. L'usage des plantes pour se soigner revêt ainsi une valeur écologique, car il s'agit de respecter et de protéger notre environnement naturel.