La mise au point de nouveaux médicaments artificiels ou extraits de plantes médicinales en laboratoire rappelle le début du XIXe siècle, Louis Pasteur a été le premier lorsque les chimistes isolent à découvrir le rôle des bactéries, des composants tels que la morphine, à partir du pavot (Papaver somniferum), ou la cocaïne, à partir du coca (Erythroxylum coca).
Dès lors, les chimistes réussissent à déterminer comment les substances chimiques extraites des plantes agissent sur l'organisme et à comprendre le fonctionnement du corps. Vers 1860, des biologistes - dont Louis Pasteur (1822-1895) - identifient les micro-organismes responsables de maladies infectieuses telles que la malaria ou la tuberculose. Leur objectif était de trouver des soins qui agiraient en attaquant directement les micro-organismes infectieux pour guérir l'organisme.
Finalement, leurs recherches ont abouti à la découverte, ou à la redécouverte pour être plus exact, de la pénicilline par plusieurs d'entre eux, dont Alexander Fleming (1881- 1955) en 1929. Mais si, au XXe siècle, les chercheurs furent les premiers à établir scientifiquement l'existence de substances antibiotiques, ils ne furent pas les premiers à les employer. En Egypte, au temps des pharaons, au Pérou, au XIVe siècle, et, plus récemment encore, en Europe, on cultivait des moisissures antibiotiques pour combattre les infections.
Après la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en vente des antibiotiques commence une nouvelle ère. On pense, en effet, que l'infection va être définitivement vaincue et que des maladies mortelles comme la syphilis, la pneumonie ou la tuberculose ne seront plus les principales causes de décès dans les pays développés. La médecine moderne met également au point d'autres médicaments très efficaces, comme les stéroïdes antiinflammatoires, et les scientifiques pensent que l'on découvrira prochainement une parade à la plupart des maladies humaines.