La prédilection de Paracelse pour les plantes locales a été partagée par Nicholas Culpeper (1616-1654).Le frontispice de son ouvrage intitulé le Médecin anglais contient cette célèbre présentation : «Méthode complète de médecine, grâce à laquelle un homme peut conserver un corps en bonne santé, se soigner lui-même, pour troi; pence seulement, avec des ingrédients que l'on peut trouver en Grande-Bretagne, correspondant le mieux aux organismes anglais. »

Blessé durant la guerre civile anglaise, Culpeper répond aux besoins des gens ordinaires qui ne peuvent pas s'offrir les services d'un médecin, ni acheter des plantes d'importation, ni suivre les ordonnances prescrites par les médecins.

S'inspirant de Dioscoride, des médecins arabes et de Paracelse, Culpeper développe alors un système original mâtiné d'astrologie et s'appuyant sur son expérience personnelle en matière d'usage thérapeutique des plantes locales. Son herbier devient le «best-seller» de l'époque et est réédité à plusieurs reprises. Le premier herbier publié aux Etats-Unis, en 1700, est une réédition de cet ouvrage.

D'autres herbiers trouvent leur place dans les foyers.

Le développement de l'imprimerie au XV
e siècle permet à la médecine par les plantes d'entrer dans de nombreux foyers. Les textes de Dioscoride, notamment son De matériel meâica, sont imprimés pour la première fois.

Des herbiers connaissent plusieurs éditions.