Selon la «théorie des germes», la maladie se développe à la suite d'un contact avec un organisme infectieux.
Cette théorie est toujours en vigueur en médecine moderne.
Les herboristes, moins absolus, pensent que cette explication est incomplète.
Si des maladies telles que le choléra ou la typhoïde sont infectieuses et contagieuses, de nombreuses autres ne se transmettent pas de cette manière. La question est donc de savoir où se trouve la faille qui a permis à une bactérie donnée de contaminer un organisme.
A la différence de nombreuses solutions thérapeutiques qui se proposent d'éradiquer le « microbe » ou un état physiologique anormal, la phytothérapie propose une approche plus nuancée, cherchant à traiter la faiblesse qui favorise l'apparition de la maladie en essayant de la resituer dans le contexte général de la vie du patient.
Les herboristes identifient plusieurs facteurs responsables de la maladie. Ils ne prennent pas seulement les symptômes physiques comme indicateurs principaux, mais aussi les facteurs alimentaires, émotionnels, voire spirituels. Le corps humain contient plus de cent milliards de cellules, qui fonctionnent en harmonie quand l'organisme est sain.
Utilisées avec précaution, les plantes agissent de pair avec lui, stimulant, soutenant ou contrôlant les diverses cellules dans leurs tâches respectives, et favorisent un retour à l'équilibre initial. Le but des soins est de renforcer la résistance personnelle du patient, de revitaliser les tissus affaiblis et d'augmenter la capacité du corps à recouvrer la santé.
Grâce aux progrès réalisés dans la connaissance de la composition des médicaments à base de plantes, les herboristes sont capables de prescrire des plantes, des formules et des dosages précis et efficaces. Bien sûr, en cas de maladie grave déjà très avancée, il est trop tard pour recourir à la phytothérapie.
A ce stade, l'emploi des antibiotiques, des analgésiques ou encore la chirurgie s'imposent. Toutefois, des mesures de surveillance médicale bien adaptées aux besoins des patients pourraient permettre de prescrire tout d'abord des remèdes à base de plantes, puis, éventuellement, en cas de nécessité absolue, des médicaments chimiques.