Vers 500 av.J.-C., dans les civilisations les plus avancées, la médecine se sépare progressivement de l'univers magique et spirituel dans lequel elle était engluée.
Le Grec Hippocrate (v. 460-v. 377 av.J.-C.), surnommé le «père de la médecine», considérait la maladie avant tout comme un phénomène naturel. Il fut le premier à affirmer que l'exercice de la médecine devait se faire sans cérémonies ni rituels magiques.
Dans le premier texte médical 'chinois, Huang Di NeiJing, écrit r siècle au av.J.-C., l'accent est clairement mis sur la médecine rationnelle : «Pour traiter les maladies, il est nécessaire de considérer l'état général du patient, d'examiner tous les symptômes, d'observer ses émotions et ses attitudes.
On ne peut envisager les fantômes et les esprits dans une optique thérapeutique. »