V-XV SIÈCLE

Les traditions médicales pratiquées dans les villages ne furent pas modifiées par les grands événements de l'histoire. Ce ne fut pas le cas des médecines savantes qui en Occident ont beaucoup souffert de la chute de Rome.

L'épanouissement de la culture arabe entre le VIF et le XVe siècle a favorisé la préservation et le développement des acquis de la culture grecque puis romaine.

La diffusion de la culture islamique en Afrique du Nord et dans la partie occidentale du bassin méditerranéen a permis l'éclosion d'écoles de médecine, notamment à Cordoue, en Espagne.

Excellents pharmaciens, les Arabes mélangeaient les plantes pour en accroître les effets et en améliorer le goût. Grâce à leurs contacts avec les traditions chinoise et hindoue, ils ont largement développé leurs connaissances médicales. Avicenne (980-1037), auteur d'un Canon de la médecine, fut le plus célèbre médecin de l'époque. Toutefois, le fait le plus marquant demeure, semble-t-il, l'introduction en Espagne, un siècle plus tôt, d'une racine de ginseng (Panax ginseng), originaire de Chine, qu'un intrépide navigateur arabe du nom d'Ibn Cordoba rapporta d'Extrême-Orient.Cette précieuse plante tonifiante est régulièrement importée en Europe depuis le XVI

e siècle.

En Inde, le VIIe siècle constitue un véritable âge d'or pour la médecine. Des milliers d'élèves étudiant l'Ayurveda, plus  spécialement à Nalanda. Là, des lettrés consignent des progrès médicaux étonnants : construction d'hôpitaux, de maternités, culture de plantes médicinales.